Accord sectoriel 2025-2026 pour la commission paritaire 200

En Belgique, le dialogue social a lieu à 3 niveaux : interprofessionnel/fédéral, sectoriel et au sein de l’entreprise. Ces derniers mois, la norme salariale ainsi que diverses mesures relatives à l’emploi ont été mises en place au niveau fédéral et interprofessionnel, servant ainsi de base aux négociations sectorielles.
Ces négociations ont été menées au sein de la CP 200, aboutissant à un protocole d’accord sectoriel pour les années 2025 – 2026 (valable du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2026). Nous vous fournissons ci-dessous un aperçu des décisions les plus importantes applicables à votre secteur et ce pour l’année à venir.
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Prime de fin d’année
À compter du 1er janvier 2026, certaines règles liées à la prime de fin d’année seront assouplies et son calcul connaîtra quelques ajustements :
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5 jours de chômage temporaire (qu’il s’agisse d’un manque de travail pour raisons économiques ou d’une force majeure) seront pris en compte dans le calcul de la prime de fin d’année. Jusqu’à présent, ces périodes de suspension du travail n’étaient pas assimilées.
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Un employé licencié par son employeur en cours d’année (sauf en cas de faute grave) conservera son droit à la prime de fin d’année, même s’il a donné un contre‑préavis. Auparavant, l’employé licencié perdait son droit à la prime de fin d’année de ce fait.
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Un travailleur qui démissionne ou dont le contrat est rompu d’un commun accord pourra désormais prétendre à une prime de fin d’année proportionnelle à ses prestations, à condition de justifier d’au moins 3 années d’ancienneté dans l’entreprise, contre 5 années requises jusqu’ici.
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Crédit-temps
Le régime de crédit-temps (en ce compris le régime de crédit temps avec motif) sera prolongé pour la période du 1er janvier 2026 au 30 juin 2029.
Le secteur maintient aussi l’allocation complémentaire financée par le Fonds Social pour les employés :
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Qui entament un crédit-temps de fin de carrière à raison d’1/5ème à partir de 60 ans ou plus ;
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Qui débutent un crédit-temps de fin de carrière à partir de 55 ans ou plus, dans le cadre de la CCT du CNT n° 179 et 180 (concernant les carrières longues de 35 ans, les métiers lourds et 20 ans de travail de nuit).
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Petit chômage (congé de deuil)
À partir du 1er janvier 2026, deux jours d’absence supplémentaires seront ajoutés dans deux situations de petits chômage liées au deuil.
Pour ces deux jours supplémentaires, l’employé aura le droit de s’absenter tout en maintenant son salaire normal.
Les deux petits chômages concernés sont relatifs aux :
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Décès du conjoint, du partenaire cohabitant ou d’un enfant du travailleur (ou de son conjoint ou partenaire cohabitant). Dans ce cas, la durée totale du congé passe à 12 jours (10+2). Trois de ces jours doivent être pris entre le jour du décès et celui des funérailles, tandis que les 9 (7+2) autres peuvent être utilisés dans l’année qui suit à la discrétion de l’employé. À la demande du travailleur et avec l’accord de l’employeur, il est possible de déroger à ces 2 périodes.
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Décès du père, de la mère, du beau‑père, du second mari de la mère, de la belle‑mère ou de la seconde épouse du père du travailleur (ou de son conjoint ou partenaire cohabitant). Dans ce cas, la durée totale du congé est portée à 5 jours (3+2), dont 3 jours doivent être pris entre le décès et les funérailles, et deux jours supplémentaires peuvent être utilisés dans l’année qui suit à la discrétion de l’employé. Là encore, une dérogation aux périodes fixées est possible avec l’accord de l’employeur.
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Mobilité
Transport en commun public par chemin de fer
À partir du 1er janvier 2026, l’employeur prendra en charge 100 % du prix de la carte de train en 2ème classe, dès le premier kilomètre (au lieu de 80 % actuellement).
Il est possible de conclure un régime de tiers payant avec la SNCB, permettant ainsi une intervention supplémentaire de 20 % par les pouvoirs publics, résultant en un remboursement à 100 % sans frais additionnelles pour l’employeur.
Indemnité vélo
À partir du 1er octobre 2026, les employés qui se rendent régulièrement au travail à vélo bénéficieront d’une indemnité de 0,32 EUR par kilomètre parcouru, plafonnée à 12,80 EUR par jour (soit un maximum de 40 km aller‑retour).
Transport privé
À partir du 1er janvier 2026, le montant du plafond de la rémunération annuelle brute pris en compte pour l’intervention de l’employeur dans les frais de transport privé (actuellement de 34.654 EUR) sera adapté. Chaque année ce montant plafonné sera ajusté en fonction de l’évolution de l’indice santé lisse, à partir du 1er janvier 2027.






